
Claude-Eric Robert
Quand j’ai reçu l’appel de partager mes connaissances agricoles avec des cultivateurs des pays du Sud, je n’ai jamais pensé que cela susciterait un tel intérêt, ni que le projet serait pareillement porteur d’espoir.
En fait, nombre de paysans, même non scolarisés, adhèrent aux techniques simples des fenaisons (coupe et récolte des foins) et de l’élevage sédentaire, de la rotation des cultures et de l’utilisation du fumier dans les champs. Ils voient tout à coup des possibilités à leur portée pour développer une agriculture plus productive qui va les aider à se sortir de la misère. Ce qui est plus extraordinaire encore, c’est qu’ils font de l’écologie sans le savoir : en faisant les foins, ils participent à la diminution des feux de brousses, en mettant le fumier dans leur champs, ils renouvellent la couche d’humus et en nourrissant leurs bêtes la saison sèche, ils ménagent les arbres et arbustes qui tentent de pousser.
Développé à large échelle, avec la complicité des populations rurales, ce projet peut redonner la fertilité à de vastes régions grignotées par le désert.
Alors l’espoir renaît !