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Les cours de base
Depuis l’an 2000, JĂ©thro enseigne, Ă  concurrence de deux cours d’une semaine chaque annĂ©e, les concepts de bases de l’agriculture aux cultivateurs intĂ©ressĂ©s. Ces cours sont constituĂ©s d’une phase thĂ©orique, oĂą les principes agricoles de base sont enseignĂ©s et d’une phase pratique, pour apprendre Ă  entretenir sa faux, Ă  faucher, Ă  sĂ©cher et Ă  stocker le foin. Chaque bĂ©nĂ©ficiaire du cours reçoit, contre une contribution financière, le matĂ©riel utile pour dĂ©buter un Ă©levage, c’est-Ă -dire : une fourche, une faux et le nĂ©cessaire d’entretien.
Afin de soutenir l’économie locale et de favoriser l’autonomie du projet, la plupart des outils sont fabriqués sur place.
La faux s’est vite avéré le moyen le plus intéressant pour couper l’herbe. Elle est relativement bon marché, simple d’entretien et permet d’avoir un bon rendement. De plus, en fauchant, le corps à une position saine. Après le cours, les agriculteurs ayant récolté assez de foin pour nourrir une génisse durant la saison sèche, ayant creusé une fosse fumière et rassemblés le quart du prix d’une génisse, bénéficient d’une aide financière couvrant le solde nécessaire (3/4) à l’acquisition de sa première pièce de bétail. Les cultivateurs ont ainsi tout en main pour démarrer un élevage.

Les résultats obtenus
Dans les villages où ont eu lieu les cours, des comités locaux ont vu le jour, ce qui crée une synergie très positive. Nous pouvons voir leur transformation tant au niveau agricole que sociale.
Ă€ ce titre, les rĂ©sultats les plus spectaculaires sont obtenus par l’emploi du fumier, rĂ©coltĂ© et mis en fosses fumières durant la saison sèche et utilisĂ© comme engrais dans les cultures. Bien souvent, le rendement des rĂ©coltes augmente de 70% en une annĂ©e ! La plupart des personnes formĂ©es sont d’avis que leurs rĂ©coltes ont doublĂ©, voire triplĂ©.  Ces rĂ©sultats font une grande publicitĂ© Ă  nos cours de base, Ă  tel point qu’il nous faut souvent refuser du monde ! De 2000 Ă  2008, 567 personnes ont Ă©tĂ© formĂ©es et 403 ont dĂ©jĂ  rempli les conditions et obtenus la première gĂ©nisse. Au niveau de la qualitĂ© de vie des bĂ©nĂ©ficiaires, les principes JĂ©thro commencent Ă©galement Ă  porter du fruit. L’augmentation du rendement des cultures et la possibilitĂ© d’amener les cultures Ă  maturitĂ© Ă©galement en temps de pĂ©nuries pluviomĂ©triques rĂ©duisent l’insĂ©curitĂ© alimentaire et la prĂ©caritĂ© de bon nombre de familles.
Par les résultats obtenus et le potentiel que représentent les concepts Jéthro, le métier de cultivateur est revalorisé. Les cultivateurs reprennent confiance en eux et les jeunes choisissent davantage de rester au village plutôt que de chercher à gagner leur vie en ville. L’exode rural est ainsi freiné.

Laissons le mot de la fin Ă  deux participants :

M. Sylvain Nana : « Je remarque que JĂ©thro nous amène Ă  un changement total de mentalitĂ©. Ne pas avoir chaque fois la main tendue vers l’extĂ©rieur mais trouver des solutions sur place, et cela passe par quelques règles Ă  respecter. Pour moi, continuer Ă  nous soutenir de cette manière changera un jour le visage du paysan burkinabĂ© ! Â»

Mme HĂ©lène Ilboudo, 37 ans, 4 enfants : « La joie d’une femme, c’est de voir ses enfants en bonne santĂ©, aller Ă  l’école et avoir de la nourriture dans la famille. Avec l’aide de JĂ©thro, cela est devenu une rĂ©alitĂ© dans plusieurs foyers. Pour moi, JĂ©thro est venu pour nous aider Ă  trouver nous-mĂŞmes des solutions Ă  nos problèmes, nous accompagner dans notre condition et nous donner la satisfaction d’être paysan Â».

                      © Association Jéthro - 2008              CCP 17-77570-8